Sur les Chemins de la Sérénité

Accéder à la sérénité est un vaste projet... Ici les tentatives d'un petit scarabée pour se sentir plus en harmonie avec le monde qui l'entoure... et avec elle même. Le travail de toute une vie !

29 juillet 2007

P..., 2 ans !

Depuis la semaine dernière, ça fait 2 ans tout pile que je travaille au même endroit (et au même poste).

JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Il faut vous dire que c'est un "exploit" pour moi, c'est la première fois que ça dure aussi longtemps depuis la fin de mes études (fin 2002).

Je me suis "battue" pour rester en poste (en 2 ans, j'ai postulé 2 fois pour pouvoir rester en place - contrats temporaires obligent - haaa, les administrations, j'adore), alors que le job est inintéressant, et totalement décalé par rapport à mes compétences (sous-exploitées) et mes études. Mais la paie est grasse (enfin, j'ai pas un salaire de ministre non-plus, faut pas rêver - mais je mesure ma "chance"), les horaires libres, le cadre de vie agréable... bref, quelle qualité de vie !
Je pourrais aussi ajouter comme avantage que je n'ai pas de chef sur le dos. Mais c'est aussi l'inconvénient majeur. Parce que sur l'organigramme, il a un certain nombre de niveaux hiérachiques au-dessus de moi (5 en comptant le big-boss). Pour autant, j'ai l'impression que personne ne se soucie de notre travail. On a beau avoir un retard monstrueux (et quand je dis monstrueux, je pèse mes mots), personne ne rappelle à l'ordre les tire-au-flan qui passent tout leur temps en pose (haaa, les administrations, j'adore), et personne ne "félicite" ceux qui travaillent. Vous aurez compris que je me trouve dans la 2e catégorie (ben oui, si j'étais dans la première catégorie, tellement contente d'avoir trouvé une planque pareille, je ne me plaindrais pas de ne pas recevoir de coups de fouet de coups de pied au c..., c'est sûr). Je suis tellement dans la 2e catégorie, que même en surfant allègrement sur différents blogs au cours de la journée, je reste en tête des statistiques. Bref, j'en fais 2 fois plus que la plupart des collègues, et sans me mettre une pression d'enfer, loin de là (sinon je ne serai pas en train de préparer ce billet en plein milieu de ma journée de travail - quel scandale ! mouarf...).
Pour vous montrer que les félicitations ne sont vraiment pas de rigueur dans mon monde, sachez que lorsque j'ai signé mon contrat "définitif" au printemps dernier, j'ai demandé un petit quelque chose en plus pour valoriser mon efficacité. On m'a répondu que je devais m'estimer heureuse d'avoir le contrat et basta... Donc rendez-vous dans 2 ans (ces enfoirés ont modifié ma date d'entrée dans l'entreprise, donc ma date d'avancement est repoussée d'autant - haaa, les administrations, j'adore) pour avoir l'augmentation "traditionnelle". Parce que l'avancement tous les 2 ans, il faut vraiment avoir fait une grosse %£$*% pour ne pas l'avoir (haaa, les administrations, j'adore).

Donc, OK, je suis super fière, heureuse, soulagée d'avoir été gardée, mais maintenant que je l'ai, ce fameux contrat, qu'est-ce qui m'empêche de tirer au flan* comme les autres ? A part ma conscience professionnelle... heu... rien je crois. Et ma conscience professionnelle s'émousse de jour en jour, surtout quand je vois le niveau de compétences et d'implication des collègues qui sont là depuis la nuit des temps pas mal d'années (parce que s'ils ne sont pas tire au flan, c'est qu'ils sont incompétents pour être aussi lents, je vois que ça !). Et en même temps, je n'ai vraiment, mais alors vraiment pas envie de devenir comme eux (genre ambiance fonctionnaire, résistance au changement, cancans & cie). Parce que si je reste à ce poste (ben oui, la qualité de vie c'est une chose, mais ça ne suffit pas quand même), c'est parce que je reste persuadée que mon boulot est utile (même si certains jours j'en doute vu les informations que je traite, mais bon, ça n'est pas le sujet). Alors je suspecte que la plupart des autres reste ici parce qu'ils ont bien conscience d'avoir dégotté la planque du siècle, et qu'ailleurs ils n'auraient pas la vie aussi facile (et certains trouvent encore le moyen de se plaindre qu'ils ne sont pas assez payés, qu'ils n'ont pas assez d'avantages... nia nia nia, j't'en foutrais moi...mpfff).

Donc, pour résumer, voilà mon problème : comment trouver un semblant de motivation à faire un boulot répétitif et inintéressant quand on est entourés de gens à l'esprit étroit et qu'on ne reçoit aucune reconnaissance de la part de sa hiérarchie ?

Je fais appel à vous, chers lecteurs égarés de passage ; qu'en pensez-vous ?

Je me rends compte que j'adopte un ton méprisant quand j'évoque mes collègues, qui ont certainement des compétences que je n'ai pas, des choses à m'apprendre, à moi, la "petite jeunette qui ne connaît rien de la vie" (heu, 'faut pas exagérer non plus, j'approche de la trentaine à grands pas quand même). Mais c'est plus fort que moi ; parfois j'ai vraiment l'impression d'être dans la quatrième dimension, quand par exemple je me rends compte que je maîtrise mieux notre outil de travail que ceux qui l'utilisent depuis 2 ou 3 fois plus longtemps que moi. Ce n'est pas de la prétention que de dire que parfois je me sens vraiment en décalage, pas à ma place ; et c'est ce que je ressens dans ces cas-là : un grand moment de solitude.

La section Commentaires est ouverte à vos suggestions, remarques, questions, prises de position. N'hésitez pas à être francs et à me bousculer, si j'avais peur de la confrontation je n'aurais pas abordé le sujet ici.
Juste une petite remarque avant de vous laisser la parole : l'option "tout plaquer" n'est pas envisageable tant que Bousier et moi n'aurons pas conçu et mis au monde (enfin pour ça c'est surtout pour ma pomme) un petit schtroumpf/haricot/scarabée/crevette/mini-nous. Je vous rassure, on y travaille (mais c'est quand même la Nature qui décide au final). Je préfère avoir un job au moment où il faudra chercher un mode de garde, parce que le plan "y'a pas de place en crèche pour vous parce que vous ne travaillez pas - oui mais - on peut pas vous filer le job si vous ne pouvez pas faire garder votre petit monstre", très peu pour moi.

Allez, à vos claviers, j'attends vos contributions.

*note pour plus tard : ça vient d'où cette expression, "tire au flan" ??

Posté par petit_scarabee à 09:19 - Job - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juin 2007

Comment s'arracher les cheveux

Il faut que je vous explique un peu mon job - même si j'ai pas trop le droit, mais on va faire en sorte de pas trop donner d'indices, de laisser dans l'ombre la partie trop reconnaissable de la chose.

Alors, pour planter le décor, je bosse sur un ordinateur. Jusqu'ici tout le monde devrait suivre (et normalement tout le monde devrait suivre jusqu'à la fin, même les blondes ... parce que ... moi aussi je suis blonde ... désolée...).
Avec mon ordi-mini, je fais de "l'entrée de données" - et là, j'en vois qui se disent déjà "ça y est, elle se la pète"... si si, je vous ai vus ! mais c'est pas ma faute, à moi, si on appelle ce job comme ça ! Et encore, je vous ai pas donné le titre officiel (et non, je ne le donnerai pas, trop facile après...). Enfin bref, pour résumer, je mets des trucs dans des cases - job oh combien passionant, il faut le souligner, mais j'y trouve mon compte par ailleurs, par exemple pour passer du temps à ça. Et donc, pour revenir à nos moutons, il m'arrive de mettre des codes pour ... codifier l'information (désolée, je sais pas dire autrement...).
Et il y a quelque temps, les chefs ont décidé qu'il fallait simplifier les codes parce qu'on en avait trop. Jusqu'ici, tout va bien. Sauf que maintenant, et ben il nous en manque des codes ! Et on se casse la tête pour ça corresponde quand même vaguement à ce qu'on a comme info à la base...
Donc un jour, je demande à ma chef quel code je dois mettre dans telle situation, vu que celui qu'on utilisait avant a été bloqué. Et elle me répond. ('manquerait plus que ça qu'elle réponde pas, me direz-vous, mais attendez, c'est pas fini...)
Ce matin, la collègue en face de moi me demande quel code utiliser pour la même situation. Donc moi, gentille comme je suis, je partage avec elle mon immeeeeeense savoir en terme de "procédure d'entrée de données" (heu... oui, là j'me la pète un peu, j'avoue...). Et comme ça lui plaisait pas trop, de mettre le code A comme je lui disais, elle va voir la chef pour lui proposer d'en mettre un autre, de code (moi à ce moment là, j'men fous, j'ai juste fait passer l'info, je ne me sens pas vraiment concernée, vu que j'avais pas pris la décision au départ, et qu'à moi non-plus ça me plaisait pas trop cette solution bancale). Et elle revient en me disant qu'en fait, il vaudrait mieux mettre le code B, que la chef est d'accord.
Et moi, là je me dis... c'est quoi la procédure officielle alors ? Il faut mettre le code A ou le code B ? Donc je renvoie à ma chef le mail qu'elle m'avait fait à l'époque pour me dire d'utiliser le code A, en disant, "il parait qu'il faut pas utiliser le code A dans telle situation finalement, alors p'tête que ce serait bien de mettre tout le monde au courant, non ?", style, histoire qu'on fasse tous la même chose, et que la base de données ne soit pas encore plus en bordel qu'elle ne peut déjà l'être (vous suivez toujours, personne s'est perdu, c'est bon ????).

Et là, vous devinerez jamais ce qu'elle m'a répondu...

Que si si, le code A, qu'elle m'avait indiqué au départ est bien le bon... Donc, en moins de 5 minutes, notre super chef a donné deux instructions totalement contradictoires...

Dites, ça vous arrive ce genre de truc, à vous aussi ? Ou je suis vraiment tombée dans un monde à part ?

La morale de l'histoire ? être grouillot a deux avantages :
- on apprend l'humilité (comment ça, moi j'en ai besoin ?)
- on s'prend vachement moins la tête quand on n'est pas responsable ; mais j'avoue, c'est quand même super dur de lâcher prise - petit scarabée a encore du chemin à parcourir ... !

Posté par petit_scarabee à 22:19 - Job - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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